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Portrait de la commune

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L'ILE D'OLONNE

L’ILE D’OLONNE est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Au nombre de 2750, ses habitants sont appelés les Islais et se répartissent sur une superficie de 19,23km².


Commune du littoral vendéen, l’exploitation des vignes et des marais salants sont des atouts majeurs pour son développement économique. Le tourisme « vert » constitue une attractivité durant la saison estivale. Les promeneurs et randonneurs peuvent ainsi découvrir tous les sites incontournables du village (l’unique clocher panoramique de Vendée, le Moulin de Gueffard, la Salorge etc…).


L’ILE d’OLONNE est un village très dynamique par son nombre important d’associations, par sa fête annuelle des vieux métiers et par ses nombreuses activités sportives (football, basket, karting, tennis etc..).


Dotée de structures très récentes (salle des fêtes, salle de sport), L’ILE D’OLONNE s’embellit constamment par des innovations (éclairage du clocher) et par l’amélioration et la rénovation de locaux abandonnés (petite gare, espace Mandret etc…).


L’ILE D’OLONNE est un site incontournable de notre patrimoine et une étape obligatoire lors d’un périple vendéen.
VENEZ découvrir notre village.

SON HISTOIRE 

Territoire situé à 6 km environ de l'océan et borné par deux rivières : l'Auzance au nord, et la Vertonne au sud et sud-ouest.

Il est entouré par Vairé au nord, St Mathurin à l'est, Olonne au sud-ouest, Brem sur mer et la forêt domaniale à l'ouest et nord-ouest. Il est rattaché au continent par une bande de terre de 3 km environ. Le sud du territoire est formé actuellement de marais-salants ou à poissons, là où, jusqu'à la période romaine était un golfe ouvert sur l'océan (au havre de la Gachère) dans lequel se jetaient les deux rivières. Ainsi était le premier port du pays des Olonnes alors navigable jusqu'à Pont Chartran.

Le rétrécissement progressif du havre de la Gachère et l'afflux de limons déposés par les deux rivières entraînèrent progressivement le comblement du golfe qui ne devint plus qu'une lagune couverte par l'océan aux marées hautes et asséchée aux marées basses. La découverte d'une pirogue monoxyle d'époque gauloise en 2019 sous la saline de Bois-Grolland atteste que cette lagune était déjà fréquentée il y a deux millénaires

L'homme profita du comblement de cette grande baie pour y aménager progressivement des salines et des marais à poissons.

On pense que cet aménagement commença tout d'abord en bordure des villages du Bourg, de la Burelière et de la Salaire où se situeraient les plus anciens marais aménagés par les autochtones, sûrement sous l'influence des voyageurs du bassin méditerranéen (on a tendance à les appeler “les romains”, mais rien n'est sûr) puis s'organisa progressivement jusqu'à la Gachère, à partir de l'an mille, suite au développement des abbayes locales, la présence de familles de grande noblesse et l'augmentation de la population en pays d'Olonne.

Les abbayes ayant joué des rôles primordiaux dans ce développement furent celles de Bois-Grolland (Poiroux), St Croix (les Sables), St Jean d'Orbestier et la Meilleraie (Château d'Olonne) ainsi que celle de Vendôme (bourg d'Olonne).

L'envasement puis l'aménagement de la baie étaient presque achevés au moyen âge.

La partie islaise considérée comme "l'ancien continent" est celle située sur les hauteurs de la commune, celle qui était hors d'eau lorsque les marais actuels étaient baignés par le flux et le reflux des marées. C'est ici que la tradition orale positionne les premières traces d'un village sur le territoire actuel de L'Ile d'Olonne.

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Le site de Chemay et celui des Démeries (les demeures ?), regorgent de tessons de poteries, de céramiques, de tegulaes, mais aussi de silex et haches polies, attestant, sans aucune ambiguïté, une présence humaine sur ce même site, depuis le néolithique jusqu'au haut moyen âge.

Ce territoire "hors d'eau" aurait été un camp retranché, coincé entre la Vertonne et l'Auzance (autrefois de véritables bras de mer), et défendu à l'est par un fossé nommé Fossé des Sarrazins.

Il n'est pas signalé de mégalithes sur L'Ile d'Olonne bien que nous pensons qu'il y en ait eu jadis. Le lieu appelé “la pierre de la rencontre” (cadastre napoléonien), en fait certainement référence. Le docteur Baudouin, au début du XXème siècle signale à la Niole une grosse pierre ayant glissé à côté d'autres mais n'a jamais eu le temps de revenir bien vérifier.

Les différentes observations aériennes certifient cette présence humaine très ancienne : enclos à doubles fossés à la Blainière, substruction et fossés au Courroux, sépultures de types tumulus au fief des Fossardières etc.

Les trois grands villages que sont la Salaire, la Burelière et la Brardière peuvent avoir une origine plus ancienne que celle qui situe l'implantation des premières salines. Leur positionnement suggère qu'ils pouvaient déjà être présents lorsque les actuels marais n'étaient qu'une vaste baie largement poissonnière et nourricière (la découverte de la pirogue de Bois-Grolland datée du Ier siècle avant notre ère confirme cette théorie).

Depuis l'an mille environ, le bourg de la paroisse est situé là où il se trouve aujourd'hui.

On dit "L'Ile d'Olonne", sûrement parce que ce bourg, où le point le plus haut est situé à l'emplacement de l'église, étaient quasiment entouré par les eaux, puis par les marais et les marécages, avant d'être fixé à l'ancien continent à force de comblements naturels et d'urbanisation.

Depuis mille ans, L'Ile d'Olonne a reçu plusieurs noms.

La plus ancienne mention est bien celle de "l'Hisla Ad Marchas", vers 1050 (l'île dans les marais, l'île au bout du continent, l'île commerçante ?).

"L'insula Olonna", dans les textes latins.

On lit "St Martin de L'Ile" dans les archives paroissiales à la fin du XVIIème siècle, “la petite Olonne” sur la carte néerlandaise de 1669, ou bien encore, plus récemment "L'Ile aux vases" (mentionné par l'abbé Grosseron en 1924, parlant de ses souvenirs de jeunesse vers 1860).

La seigneurie était nommée "la Cour de L'Ile" avec son château de Bressuire-Doride situé dans le bourg.

 

Le Saint Patron

L'Ile d'Olonne est placé sous la protection de St Martin de Vertou, qui serait venu prêcher la foi Catholique sur le territoire olonnois, mais une proposition est faite depuis quelques années sur la confusion qui aurait pu être faite entre deux St Martin : celui “de Vertou” et celui “de Tours”.

Ceci est fondé sur la légende que St Martin aurait rencontré St Vivent sur une île du pays d'Olonne (le bourg actuel de L'Ile d'Olonne ou l'Îlot situé à 1 km plus au sud près du lieu nommé Vertou). Or, St Vivent ayant vécu entre 280 et 350 (400 selon la légende) ne peut avoir été contemporain de St Martin de Vertou (527-601). Il n'aurait pu rencontrer que St Martin de Tours (316-397).

Plus tard, lorsque la première église fut fondée à l'emplacement actuel, plus de 500 ans s'étaient écoulés. Les noms et la chronologie se seraient confondus dans l'imaginaire des habitants locaux. On aurait ainsi pensé que St Martin de Vertou, le dernier St Martin connu dans la mémoire des hommes, aurait été le St Martin évangélisateur du pays d'Olonne alors qu'en fait il s'agissait de St Martin de Tour, de 200 ans son aîné, le seul Martin ayant pu connaître St Vivent.

 

Les productions agricoles 

Les principales productions agricoles traditionnelles de L'ile d'Olonne, depuis l'an mille, furent celles du sel, vin, blé froment, fèves, seigle, avoine, animaux des métairies, poissons des marais (mulets, anguilles) et gibiers (vanneaux et lièvres principalement).

Le développement de la proche ville des Sables d'Olonne à partir du XIIIème siècle, puis l'essor de la grande pêche à la morue furent responsables d'un développement économique agricole et d'une augmentation significative de la population islaise. Pour fournir la demande croissante en produits indispensables pouvant permettre à tout un pays de vivre, on aménagea de nouvelles salines et on planta davantage de vignobles. La construction de plusieurs moulins à vent devint nécessaire pour produire la farine issue des grains cultivés en masse sur le territoire islais, y compris sur les bossis des marais salants. L'église a dû être agrandie successivement pour accueillir une population croissante.

L'Ile d'Olonne possédait deux châteaux seigneuriaux. Celui de Bressuire-Doride était situé à l'entrée est du bourg de L'Ile et représentait la "Seigneurie de la Cour de L'Ile" et celui situé à la Bajonnière représentait la "Seigneurie de la Bajonnière". Ces deux châteaux sont aujourd'hui disparus. Le premier, en très mauvais état dès le début du XVIIIème siècle fut démantelé vers 1800 et le second, lui aussi en mauvais état après la révolution française (incendié suite aux événements de la guerre civile) fut abandonné au profit de la “Maison de Touvent”. Son démantèlement fut achevé en 1891 pour la récupération des matériaux qui servirent aux constructions des bâtiments des métairies voisines.

Le château de la Bajonnières et la Maison de Touvent auraient été les vestiges d'une ancienne seigneurie Templière qui rassemblait plusieurs sites dont au moins ceux de Bourgneuf (actuelle commune de St Mathurin) où il y avait une chapelle jusqu'à la révolution, la Commanderie, Touvent, la Pommeraie et la Bajonnière.

La population de L'Ile d'Olonne est passée de 620 à 888 habitants entre 1800 et 1960 pour atteindre 2700 habitants en 2020.

Texte association Hisla Ad Marchas 2021

 

Sources : Mme Durand-Epaud – bulletin Olona 91 – 1979, revue du bas Poitou – 51 – 1938, archives départementales, archives paroissiales de L'Ile d'Olonne – XVIIème siècle, Jean Luc Narcy – article site internet municipal – Une Page d’Histoire – Février 2014, écrits de l'abbé Paul Grosseron – l'Histoire Antique de L'Ile d'Olonne – 1924, Alphonse Mandret – L'Ile d'Olonne à travers les siècles – 2019, recherches Hisla Ad Marchas.